• Notes et documentsTranscription du texte de la vidéo : Tous droits réservés.mentionner : © Père Alain Dumont, La Bible en Tutoriel, http://www.bible-tutoriel.com/ + titre de l'article______________________________________________________________Bonjour,
Nous poursuivons aujourd’hui la lecture du ch. 20 du Deutéronome. On a vu la dernière fois qu’il ne s’agit pas de faire la guerre pour la guerre, mais il s’agit de FAIRE CORPS afin de puiser dans le CORPS la force INTÉRIEURE de faire face aux ennemis qui se présentent. Cela a un nom : la GUERRE JUSTE. Et c’est ce que je vous propose de regarder d’un peu plus près aujourd’hui.
1. La GUERRE JUSTE selon le Deutéronome
Dans le cadre des v. 2 à 4 du ch. 20, nous entendons être imputé au KoHéN un rôle tout à fait nouveau, qui n’est lié ni aux sacrifices, ni à aucun autre service du Temple, qui consiste à exhorter le peuple au combat, au Nom de
HaShèM. Et là, on a typiquement un texte deutéronomiste. Jamais un scribe de l’École Sacerdotale n’envisagerait qu’on fasse jouer un tel rôle à un KoHéN quelconque ! Au minimum, l’exhortation faite à TOUT YiSs
eRâ‘éL de partir au combat serait-elle dévolue au KoHéN GaDOL,
כֹּהֵן גָּדוֹל, au Grand-Prêtre ; ce qui est d’autant moins possible ici que le Deutéronome, pour ce qui le concerne, ignore absolument toute catégorie de KoHéN GaDOL que ce soit.
Ces versets trahissent donc assez clairement une tradition ancienne liée au prophétisme et aux divers sanctuaires en toile voués à HaShèM répartis sur l’ensemble du territoire de K
eNa“aN ; d’autant qu’on l’a déjà dit, les prophètes de HaShèM, à quelques rares exceptions près, étaient tous des KoHaNîM LéWîYYiM affiliés à ces Hauts-Lieux voués à HaShèM.
Donc on a bien ici un rôle CHARISMATIQUE et PROPHÉTIQUE alloué au sacerdoce, dans la ligne fidèle du Deutéronome.
La chose est illustrée par le discours du KoHéN en question qui commence, nous dit le v. 3, par le Sh
eMa“ YiSs
eRâ’éL, qui est bien plus ici qu’une simple
captatio benevolentiæ. Il s’agit d’exhorter TOUT YiSs
eRâ‘éL à se mettre dans les dispositions de l’ALLIANCE, de sorte que, portant à même sa chair l’ENTRE-DEUX qui relie TOUT YiSs
eRâ‘éL à HaShèM, chacun parte au combat avec courage :
« N’ayez pas peur ! » (Dt 20,3).
Et de fait, c’est ici qu’entre véritablement en lice l’appel formulé au v. 1, complété au v. 4 par :
« Car YHWH, votre ‘ÈLoHîM, va avec vous pour combattre pour vous contre vos ennemis, pour vous sauver. » (Dt 20,4). Là est introduit un motif théologique précis qu’on appelle la « GUERRE
JUSTE ».En intention, la GUERRE JUSTE n’est jamais une guerre offensive : toujours défensive. C’est ce qui fait toute la différence : la GUERRE JUSTE est par définition la guerre qui se trouve JUSTIFIÉE. Donc, dans la mesure où les Juifs sont installés sur le Sol de K
eNa“aN par la volonté de HaShèM, ils ont, de leur point de vue, toutes les raisons de veiller à l’intégrité de ce Sol face aux nations adverses qui veulent les en débouter.
À cette nuance près que si TOUT YiSs
eRâ‘éL se prépare à faire une démonstration de force, cette force, dit l’exhortation, ne relève d’aucune fanfaronnade ! YiSs
eRâ‘éL ne cherche pas à se la jouer face aux nations, puisqu’il sait qu’il est le plus petit d’entre les peuples :
« Si YHWH s’est épris de vous et vous a élus, ce n’est pas que vous soyez nombreux parmi tous les peuples, car vous êtes le moindre de tous les peuples ! » (Dt 7,7).En particulier depuis l’épisode initial du siège manqué de Y
eROuShâLaYiM par Sennachérib, TOUT YiSs
eRâ‘éL sait que HaShèM, et Lui seul, a fait échouer le roi assyrien ; TOUT YiSs
eRâ‘éL sait que sa force n’est efficiente que si elle est liée à l’ALLIANCE, à l’ENTRE-DEUX qui
l’attache viscéralement à HaShèM. Et ce même peuple sait, par ailleurs, que s’il prétendait s’étendre comme une nation conquérante, HaShèM ne le suivrait pas et le sanctionnerait !Et dans le fond, on pourrait dire que la GUERRE JUSTE selon la TORâH se résume par la formule paulinienne :
« Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » (2Co 12,10). Ce qui lui fera dire plus tard :
« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi » (2Tim 4,7). Non pas qu’il ai gardé une doctrine — il n’aurait porté qu’une idéologie, et son combat eut été vain — : il est resté dans l’ENTRE-DEUX, dans l’ATTACHEMENT qui le reliait au Christ Jésus, et par Lui à la TORâH de ses pères. Là était sa force, dans le GLAIVE DE LA PAROLE vivifiante de HaShèM, et pas ailleurs ! Dès lors, Paul a pu être cet apôtre de feu sans peur, qui a su mobiliser son énergie pour évangéliser l’Occident.
Du point de vue du Deutéronome, la GUERRE JUSTE est donc un combat qui s’en remet à la puissance de HaShèM, pour un but qui ne saurait être ni conquérant, ni mercantile ; dont le seul objectif est de se défendre pour pouvoir VIVRE LIBRE sur le Sol promis — entendons par là, pour un Juif : pouvoir étudier en paix la TORâH à Y
eROuShâLaYiM, élever TOUT YiSs
eRâ‘éL spirituellement afin de devenir, selon l’appel de HaShèM, la lumière des nations et de la Création tout entière. Dit autrement, la GUERRE JUSTE est avant tout la guerre que mène tout Juif contre YéTsèR HaRa“, son propre MAUVAIS PENCHANT qui lui suggère que de vivre replié sur soi, sous l’ombre de la convoitise.
Tout ça n’empêche pas, par ailleurs, de savoir envisager à l’occasion une guerre EXTÉRIEURE pour protéger TOUT YiSs
eRâ‘éL de tout ennemi visant à contrecarrer sa mission. Mais attention de ne pas virer à la GUERRE INJUSTE, celle que mène le roi FOU qui met sa puissance armée au service de la conquête ! Un tel roi n’invoque la divinité que comme faire-valoir de sa propre convoitise ; il jouit de lancer les peuples les uns contre les autres pour jouer à la loi du plus fort et se sentir PUISSANT ! Pauvre FOU !
Du coup, au regard de tout ce qu’on vient de dire, quel est le rôle du KoHéN ? Eh bien tout simplement : le KoHéN a pour mission CHARISMATIQUE et PROPHÉTIQUE, au Nom de HaShèM, de déclarer si la guerre que TOUT YiSs
eRâ‘éL envisage est JUSTE, ou si elle est INJUSTE !
2. Quelques considérations de sagesse
Magnifiques v. 5 à 7 ! Inutile ici d’aller chercher très loin : on parle évidemment ici d’une armée de conscription, comme on en connaît dès l’époque du roi Yo’ShiYYâHOu/ Josias . On n’avait pas les moyens d’entretenir à l’année une gigantesque armée de métier, mais il fallait bien pourtant garder les places fortes du territoire. Raison pour laquelle la population mâle était convoquée à intervalles réguliers pour prendre part à cette défense du sol. Une fois incorporés, les hommes étaient mis sous les ordres d’officiers, les SâRîM, qui étaient des chefs de clans ; sauf en situation de guerre où les officiers étaient de carrière, au service permanent du roi.
Ces versets portent une belle leçon de SAGESSE. Ils commencent non pas par parler d’actes de guerre mais de cause d’exemption. Ce qui signifie d’une certaine manière qu’à l’heure où commence la guerre porteuse de mort, la TORâH impose de préserver les valeurs porteuses de VIE : la maison, le travail, la famille et le mariage. Que tous les combattants se rappellent que ces pulsions de VIE auront toujours, aux yeux de HaShèM, priorité sur les pulsions de MORT !
Alors maintenant, que ces exemptions aient été appliquées, surtout en temps critique, ça reste à voir. Mais enfin, le principe est là, et encore une fois, il ne manque pas de noblesse. J’aime d’ailleurs assez les recommandations que tirent les rabbins de ces versets. Ils y voient un ordre logique de priorités à respecter pour construire sa propre existence : d’abord sa maison, se loger ; puis planter une vigne, c’est-à-dire avoir un métier pour vivre ; et enfin se marier. C’est pas idiot !
Reste la question : que faire si, malgré toutes ces considérations, un homme se trouve prisonnier d’une peur incontrôlable ? Il faut entendre le v. 8 au sens théologique, et pas seulement humain : la peur de ceux qui, dans le fond, ne craignent pas YHWH ; qui ne vivent pas de l’ALLIANCE, de l’ENTRE-DEUX qui constitue le socle de toutes les vertus du CORPS de TOUT YiSs
eRâ‘éL. Pour ces angoissé compulsifs, nous dit le texte, mieux vaut qu’ils se retirent, plutôt que de porter la poisse à leurs congénères ! Là encore, c’est sagesse.
Or donc, une fois tout ça mis en place, le courage rivé aux tripes, assurés d’être au service d’une guerre JUSTE, au service de la VIE de tout le CORPS de TOUT YiSs
eRâ‘éL… eh bien il faut y aller !
3. Quand se profile une menace ennemie
Mener une GUERRE JUSTE auprès des villes ennemies, disent les v. 10 à 15, consiste d’abord à leur proposer de SE RENDRE, sans prendre les armes. Le texte parle de « paix », mais objectivement, les versets ne décrivent rien d’autre qu’une reddition. Au demeurant, c’était la technique d’invasion de tous les empires, en particulier les Assyriens : « Rendez-vous ou vous serez exterminés ! ». Sauf qu’ici, redisons-le, il ne s’agit en aucune manière pour TOUT YiSs
eRâ‘éL d’une guerre d’invasion.
Du coup, rien de très original ici : si la ville accepte de se rendre, son peuple est réduit à la corvée, c’est-à-dire à l’impôt des vassaux ; sinon, on engage la bataille et en cas de victoire de YiSs
eRâ‘éL, les hommes de la ville sont passés au fil de l’épée tandis que les femmes et les enfants sont comptés avec le butin.
Alors ok, c’est violent, mais ne tombons pas ici dans l’angélisme : n’oublions pas qu’il s’agit d’une ville ENNEMIE, dont le projet est de faire subir de son côté la même chose à YiSs
eRâ‘éL dans le seul objectif d’accroitre son territoire, de se sentir plus puissante. Il n’y a donc pas d’un côté le méchant : TOUT YiSs
eRâ‘éL qui attaquerait, et de l’autre : les pauvres et gentilles victimes qui ne demandaient rien à personne ! La TORâH pose le discernement sur un autre axe : il y a d’un côté ceux qui combattent pour répondre à une menace d’envahissement ; et de l’autre ceux qui ont précisément pour projet d’envahir.
En ce qui concerne YiSs
eRâ‘éL, redisons-le, le KoHéN veille donc à ce que la guerre entreprise au nom de HaShèM ne vise pas à étendre
le territoire, mais à le PROTÉGER. Il est en ce sens légitime, face à la pression ennemie latente dans un contexte géopolitique toujours tendue à cette époque, de construire une couronne de protection qui préserve le Sol promis — et donc le Sanctuaire de HaShèM — d’attaques qui ne manqueront jamais de survenir !
Là, ma foi, c’est un combat de coqs : il faut montrer qui est le plus fort ; et c’est vrai qu’à l’époque, on ne voit pas d’autre solution ! Car quand bien même la TORâH vise avant tout la PAIX pour YiSs
eRâ‘éL, Julien Freund a raison : peut-être voudrait-on vivre sans avoir d’ennemi désigné, mais l’ennemi, lui, n’a pas le même rêve, et c’est lui qui nous désigne ! Du coup, pas moyen d’échapper à la lutte armée !
4. Aux armes, citoyens !
Rappelons-nous que le contexte général du Moyen-Orient dans l’Antiquité est avant tout celui de la survie des peuples qui le constituent. Au moment où est éditée la TORâH, YiSs
eRâ‘éL n’a jamais été en paix, pas plus d’ailleurs que les autres pays de la région ! Ça se bat de
tous les côtés, ne serait-ce que par les campagnes annuelles plus ou moins locales engagées par les rois pour maintenir les frontières ; à quoi il faut ajouter des menaces qui ne cessent jamais de la part des empires qui se font et se défont, tant du côté égyptien que du côté mésopotamien. Quand ce n’est pas l’Égypte qui impose sa mainmise sur cette bande de terre que représente K
eNa“aN, c’est la Mésopotamie : l’Assyrie d’abord, puis Babylone, puis la Perse…
Au milieu de tout ça, le choix est simple : s’affirmer ou mourir. À la lumière de l’ÉLECTION, les scribes reprennent les canons de l’époque et positionnent leur peuple : ils proclament en substance qu’uni à HaShèM, TOUT YiSs
eRâ‘éL peut répondre à la propagande Assyrienne ! Les scribes reprennent le même style, sans néanmoins l’esprit de conquête territoriale.
Après, ma foi, ce sont les lois de la guerre de l’époque : la meilleure stratégie est l’attaque ; les vainqueurs emportent le butin, les vaincus sont soumis… Que ça choque ceux qui n’ont jamais connu la guerre et qui imaginent qu’elle n’existe pas est une chose. Mais rappelons-nous que nos propres pères, eux, ont assumé la guerre pour assurer à leur descendance que nous sommes un avenir, au moment-même où celui-ci se trouvait compromis. Quand on est engoncé dans son confort, on s’insurge contre ceux qui se battent pour conserver leur liberté. Mais au moment où la nôtre nous échappe, quelle est notre réaction ? Là, il faudrait relire le grand Hegel dans sa
Phénoménologie de l’Esprit, mais ce n’est pas notre sujet.
Ceci dit, ok pour le contexte. Maintenant, il ne faut pas perdre de vue que ce chapitre est édité au retour d’Exil, c’est-à-dire à un moment où la population judéenne n’a pas les moyens de tels faits d’armes. Ce passage est donc maintenu, non pas pour susciter des guerres mais à tout le moins pour décourager la tentation de baisser la garde face aux populations hostiles, et ce au nom de Moïse et des pères, pour que l’ALLIANCE à laquelle on est en train de redonner ses lettres de noblesse ne se perde pas !
Quant aux villes ennemies qui, elles, sont carrément sur le sol de K
eNa“aN, leur seule promiscuité enjoint la radicalité dans la mesure où si un ennemi subsiste au sein même de TOUT YiSs
eRâ‘éL, ça signifie que les idoles et les pratiques païennes menacent l’ALLIANCE et qu’elles doivent être éradiquées ! Du coup, selon le principe de précaution cher à l’école deutéronomiste, on préconise la solution la plus draconienne, à savoir : l’ANATHÈME. On est au v. 17.
Ceci dit, il ne faut pas perdre de vue la dimension spirituelle de ces versets que Jésus, en ce sens, assumera dans sa TORâH Orale :
« Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. » (Mt 5,29-30).
Voilà. C’est tout aussi radical, mais on sent bien que la sentence n’est pas à prendre au pied de la lettre : c’est un esprit À ACQUÉRIR de non-compromission avec le MAUVAIS PENCHANT. Eh bien avec le Deutéronome, c’est la même chose : le propos est radical, mais c’est avant tout pour que se mette en place un esprit de fidélité à l’ALLIANCE et à l’ÉLECTION.
5. Considérations écologiques
De manière assez étrange, le texte se termine par deux versets qu’on pourrait qualifier d’ “écologiques” dans le cas du siège prolongé d’une ville : ne pas abattre les arbres alentour n’importe comment pour se faire des campements : seuls les arbres dont les fruits sont impropres à la consommation pourront servir de bois de construction. Voilà pour le sens le plus spontané qui comprend ce verset comme un propos de bon sens.
Maintenant, le v. 19 peut être lu autrement, puisqu’on peut traduire :
« Lorsque, combattant contre une ville, tu devras, pour t’en saisir, l’assiéger de longs jours, ne détruis pas son arbre en brandissant contre lui la hache, car c’est de lui que tu mangeras. Oui : l’homme qui vient au siège en face de toi, est un arbre des champs. » (Dt 20,19).
Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça signifie que pour la TORâH, il y a certes les lois de la guerre, mais tout de même : l’homme JUSTE est au moins aussi précieux qu’un arbre fruitier. Rappelons-nous le Ps 1 :
« Le Juste est comme un arbre planté dans les courants d’eau. Il fructifie en tout temps et jamais son feuillage ne meurt. » (Ps 1,XX)Donc si tu préserves les arbres fruitiers, songe à préserver le JUSTE. D’accord, pas de compromis, mais tout de même : pas de sauvagerie pour autant ! Où l’on retrouve ici, de manière imagée comme la Bible en a le génie, la volonté de canaliser les débordements de violence, aussi forte
que soit la tentation de ravager la nature en compensation primaire d’une victoire difficile.
6. Ne pas laisser libre cours à la folie meurtrière
En fait, l’ensemble de notre ch. 20 travaille à contenir la violence du fait qu’on soit tenté de partir guerroyer par simple amour de la guerre. D’abord on l’a vu : pas question d’aller guerroyer pour le simple plaisir de faire des conquêtes et dans le but d’établir un empire. La guerre, pour TOUT YiSs
eRâ‘éL, est d’abord DÉFENSIVE ; et s’il faut conquérir des villes à l’extérieur, c’est pour renforcer la protection du pays. Rien à voir donc avec des empires colossaux comme ceux qui entourent Israël qu’il s’agisse de l’Égypte ou de la Mésopotamie.
D’autre part, si la guerre est nécessaire dans un monde hostile, il s’agit de la vivre en prenant d’abord appui sur HaShèM, dit le début du chapitre ; ensuite, on ne déferle pas sur l’ennemi pour tout casser d’emblée : on propose d’abord la paix, même si cette paix, on l’a vu, est une paix de reddition de la part de la ville ennemie à qui l’on signifie qu’on est plus fort qu’elle. Enfin, quand le combat est difficile, on ne tue pas le JUSTE, c’est-à-dire qu’on garde raison.
Donc voilà : la guerre est sans doute inévitable, mais elle ne doit pas se vivre dans un déferlement incontrôlé de barbarie. Et la chose est évidemment valable au moment du retour d’Exil où les situations de guerres fratricides seront légion. ON NE S’ENTRETUE PAS, car combien même ton propre frère se présente en face de toi comme ton ennemi, en vertu de l’ÉLECTION, il reste un JUSTE aux yeux de HaShèM ; si un sang est versé sans discernement, il criera vers le ciel, et HaShèM entendra !
Je vous souhaite une lecture féconde de ce chapitre un peu désarçonnant, je l’avoue ; mais on commence à avoir l’habitude.
Nous verrons la suite la prochaine fois. Je vous remercie.
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